Les nominés pour la meilleure reprise du film culte de Cukor sont... Jovana Arsic et Marianne Debiesse dans le rôle de Katharine Hepburn, Mathieu De Muret et Clémént Franchisseur dans le rôle de Cary Grant et Pierre Maindivide dans celui de James Stewart...

Les jurés ont décidé, la fine équipe s'est vue unanimement et à égalité récompensée pour sa performance excepationnelle dans les "streets de Philadelphia" (Bruce si tu m'entends)... Nous partîmes 5 par un samedi matin d'automne. Programme: 6h du matin: réveil des filles, 6h30 du matin: réveil des garçons (et oui...Y est plus fort que X pour le gain de temps), 7h tapantes (effectivement ça faisait assez mal ) départ pour le métro, 7h30: Arrivée à Chinatown DC pour prendre notre China bus, 8h09: départ... Environ 3h de voyage et de repos dans un bus qui avait le bon goût de ne pas être un"yellow bus" (enfin à part son chauffeur mais je n'aime pas ce genre de boutades!...) [cf Amish trip]. Arrivée à Chinatown Philadelphia en plein centre vers 11h00, sac à dos sur nos frêles épaules, nous marchons jusqu'à notre point de chute: le divin Bank Hostel (25 dol la nuit, dans une chambre mixte de 25 avec 2 douches....mais on a la peau dure!). Déception, l'hostel est fermé de 10h30 à 16h30, pour ceux qui suivent un tantinet, cela signifiait donc que le début de notre périple allait commencer sac au dos. Et comme j'ai personnellement très vite intégré le goût de la démesure d'Oncle Sam, mon sac était lourd, très lourd, ridiculement lourd pour une nuit et seulement 2 jours. mais si il était arrivé quelque chose, j'aurais peut-être pu sauver une vie avec mes pantalons en rabe pour garot sur une plaie sanguinolante. On est jamais trop prudent. Plutôt que de nous rendre dans les hauts lieux touristiques et parce qu'une cloche fêlée ( La liberty Bell) ne nous impressionait pas plus que cela, nous prîmes le parti de marcher dans les rue de Philadelphie, d'y respirer le doux automne, nez au vent (et sac au dos, pour ceux qui suivent toujours). Première impression archéologique: c'est un bordel délicieux: des gratte-ciels magnifiques à côté de petites maisons bucoliques. C'est aussi une ville en escalier, il n'existe pas d'ordre comme à Washington. Les odeurs, les gens, les couleurs ont parfois un air d'Europe, de Lyon. Tout cela cohabitant avec les fameux buildings rend cette ville éminemment conviviale. On s'est sentis très bien, très vite. Le soleil, le froid sec comme j'aime et notre longue marche étaient revigorants.
Autre charme de la ville, les carioles (certes destinés à des fins lucratives puisque gros pièges à touristes) conduites par des gens en costumes d'époque pour la plupart...Encore un peu et on sentait les pavés pousser sous la plante de nos pieds...
Arrivés au temple maçonnique énorme que Jov et moi aurions aimé visiter, déception, il était fermé aux visites...
Vaille que vaille (et toujours sacs au dos si vous suivez), nous continuons notre périple...Oh le beau gratte ciel, oh la belle maison, oh le magasin rigolo, oh la belle sculpture "Love"... plein les yeux à chaque pas, on était aussi fous fous que des gamins le jour de Noël...
Autre particularité de la belle Philadelphie: Le militantisme de ses habitants. En 2 endroits et à moins de 5 minutes d'intervalle, nous avons assisté à l'expression la plus crue de la démocratie américaine: 1) Devant un magasin de fourrure,de jeunes filles en fleurs hurlaient à la mort (et de façon plus crédible que notre BB nationale) que les revendeurs, les clients, les chasseurs étaient des assassins, des pollueurs et tout le toutim. Quelques mètres plus tard, encore plus impressionnant: une réplique de la torture et de l'humiliation des prisonniers de Guantanamo par des militants Anti-Bush. une jeune femme, vêtue comme à l'armée, tenait en laisse un de ses collègues, vêtu du fameux orange du prisonnier, le visage masqué. Elle tendait la laisse aux passants en leur disant "Allez-y, essayez, c'est légal"... Bouh...Tout cela devant un magnifique parc (construit d'après Monceau) baigné de lumières et de gens ayant l'air sympathique.
Nous marchâmes bien 5 heures d'affilée, assoiffés de cette magnifique ville qui nous tendait les bras d'un air de dire: "On vous aime, vous, les européens...". Vers 18h00, épuisés (réveil+amish trip de la veille), nous décidons de faire un break de 30 minutes et de déposer nos affaires à l'auberge de jeunesse. Nous voilà repartis d'un pas léger, délestés de nos fardeaux. Nous errons un peu dans le quartier jeune de la ville, et puis nous avisons un petit bar (non fumeur comme tous les lieux publics là bas) pour prendre un petit verre de vin. Là un chanteur joueur de guitare-harmonica me fait l'honneur d'interpréter quelques Bob Dylan pour me faire plaisir. Nous dînons vers 21h15 dans un petit restaurant italien et retrouvons nos inconfortables pénates vers 23h30...Après une nuit partagée avec 24 autres personnes, Jov et moi, pas folles les guêpes, investissons la salle de bains à deux douches dès 7h30 du matin pour avoir la primeur... Nous partons sacs au dos vers 9h. A nouveau nous marchons environ 1h30 pour atteindre le musée d'art de Philadelphia, un véritable vivier d'oeuvres que nous connaissons tous. Très impressionant. Rancard à 13h00 devant le musée pour toute la team. Re marche de 30 minutes et taxi pour l'Italian Market, typique. Vers 15h00 nous prenons un vrai capuccino italien avant de retourner, à pied à la station China Bus... Nous quittons Philadelphie à 16h30, ravis de notre séjour...Arrivée vers 19h30 à Wash, dîner, dodo...
Voili-voilà, attention les yeux, voici la première partie des photos:
La fine équipe



































Blonde on blonde










